Marathon NYC 2016

Dimanche 6 Novembre : Avant la course !

Après un premier jetlag (décalage Horaire) nous sommes éveillés très tôt le matin. Un changement d’heure aux USA a eu lieu cette nuit et doit nous permettre de gagner une heure de plus. Enfin presque car le jour de la course on fait «la crêpe» dans le lit pour certains d’entre nous.

Réveil à 4H30 pour nous préparer et prendre le bus pour Staten Island à 5H30 tapante de l’hôtel pour une raison claire : les ponts reliant Manhattan au continent sont fermés 1 heure après. Top Départ : Le trajet en pleine nuit dure environ 1H.

Gaëtan notre «MC» nous lance son tube, où le refrain est repris en cœur, puis le public lance une chanson paillarde où je ne traduirai pas les paroles…

Nous franchissons le pont de Verazzano-Narrows que nous emprunterons et que nous foulerons de nos pas dans quelques heures dans l’autre sens.

ARRIVEE A STATEN ISLAND : Premier borough de la «marathon route»

Nous sommes au pied du Pont côté Staten Island. Une marée humaine de runners pénètre dans le lieu dit “Fort Wadworth”, Mi-Woodstock mi camp de scouts ! On peut remarquer que le contrôle de sécurité est draconien et digne des Aéroports. Organisation américaine, rien à redire, tout est géré et maîtrisé !

Une fois à l’intérieur tout est prévu pour le petit déjeuner, dont les Donky’donuts et le fameux bonnet collector griffé du sigle Marathon de New-york 2016.

Le site nous offre un paysage multiculturel où se mélange les drapeaux des différentes nations représentées. Certains dorment, dansent, discutent, pleurent, partagent leurs gâteaux, font la queue aux milliers de toilettes. En attendant comme l’ensemble des participants, nous sommes emmitouflés de vieilles tenues chaudes :

survêt’, tenue de peintre, bonnet, gants, sacs poubelles et autres fashions accessoires sont de mise, l’elatstoplast en couleurs SVP !

Nous nous rassemblons pour les photos souvenirs : Retouches de nos superbes tenues où apparaissent les sponsors. Maillot aux couleurs blanches et bleues pour les «boys»,  maillot rose pour les «girls» drapeau Français floqué derrière. Cuissard noir pour le bas. On ajuste le dossard, un léger maquillage pour les filles (drapeau tricolore sur la joue oblige). Un coup d’œil sur le plan pour bien discerner les zones de départ à la couleur de nos dossards. Dernières consignes.

Rappel : il y a trois villages et aires de départ différentes, chacune correspondant à une couleur de dossard : orange, vert et bleu, s’ajoute à cela 6 «corrals» ou sas de A à F. Ce qui détermine notamment le fait de démarrer sur le tablier supérieur pour les dossards bleus et oranges ou inférieur pour les dossards verts du Pont Verazzano-Narrows.

Nous nous séparons car nos départs et vagues sont  différentes au total 4 vagues, départ toutes les 20 minutes la dernière à 11H00. Le temps passe très vite en fait…c’est déjà presque le départ. Je suis dans la WAWE START 2 corral F avec Nico et Seb notre célèbre «Crayon» (vague 2, départ 10h15  donc il reste 1H30 d’attente à l’abri du vent).

Il fait un très bon 10 degrés avec une percée du soleil de temps en temps.

9H15 : Nous pénétrons dans notre corral et 15 minutes plus tard les barrières se referment derrière nous. Nous y serons parqués environ 30 minutes, il faut gérer l’hydratation et l’évacuation subséquente, avec des toilettes appropriées. Les coureurs arrivant en retard sont refoulés par les «Guards» et devront prendre le départ 30 minutes plus tard (vague 3) : l’heure c’est l’heure. On commence à sentir le doux parfum de la compétition, les différentes essences «de camphre, voir du baume du tigre sont bien présentes, on hume le vestiaire comme dans les sports CO. On attend la toute dernière minute pour ôter nos vêtements chauds pour les déposer dans des box appropriés vêtements qui seront distribués aux différentes associations.

9H45 : On se déplace en direction de « the start line ». Il reste donc moins de 30 minutes avant le départ effectif…C’est dans ces moments que le concept de chaleur humaine prend tout son sens (au sens strict). En effet, les coureurs instinctivement se rapprochent les uns des autres pour ressentir la chaleur, bien réelle, qui se dégage de nos corps. Nous sommes de vrais petits radiateurs. On se  retrouve en petits groupes : les 2 Nicolas, Pierrot, Steve, Laurent, Tony et moi.

Quelques instants avant la course :

Le départ d’une course est un moment solennel où se mêlent l’aboutissement d’un long travail de préparation. Les dernières questions arrivent, vais je y arriver ? Me suis je bien entraîné ? Enfin les petits détails : ma Go-Pro est elle bien réglée, on vérifie la montre GPS, son cardio, ainsi que sa ceinture complétée de gels différents et surtout dans l’ordre : tel gel tel « km » ou « mile », parallèlement les petits bobos disparaissent ou apparaissent !

L’agitation ambiante laisse place au recueillement, l’hymne américain est chanté par une Soprano. Les visages se ferment : Le peloton se laisse transporter, les poils se dressent et certains sèchent leurs larmes remplies de joie et d’émotion. L’heure du grand frisson a sonné : stress, effervescence, l’envie d’en découdre est à son paroxysme ! Chacun entre dans sa bulle avant de plonger de nouveau dans l’euphorie de la course. La tension est palpable à cet instant.

Nous nous souhaitons tous «Good-luck» par des gestes amicaux et notre dernière accolade est poignante. Il en est de même pour ceux d’entre nous qui partent dans les différentes vagues. Nous avons en tête ce marathon du MEDOC 2014, partagé jusqu’à la ligne d’arrivée pour certains d’entre nous il y aura un flashback à la fin. Nous prenons l’engagement respectif de ne rien lâcher. En attendant nous sommes bercés par MR Franck Sinatra, belle ballade “New York New York” ici chaque morceau fait partie de l’ADN de la course et il faut tout de même avouer que cela fait son petit effet.

«Are you ready to run ?» : double coup de canon ! C’est alors que les premières notes retentissent, la musique est lancée Premier Opus la chanson de «Whitney Houston – I Wanna Dance With Somebody» . Le marathon est bel et bien parti.

Kant disait que «la musique est la langue des émotions», elle aiguise les sens, et résonne en nous jusqu’au plus profond de notre âme. La musique est un amplificateur émotionnel d’une force incomparable.

D’ailleurs c’est un véritable concert qui nous est proposé avec une visite expresse de l’Amérique : jazz, be pop, Rock, Hard Rock, soul, blues, gangsta rap, rap, be box, musique classique, DJ de l’animation et des orchestres folkloriques tout au long du trajet.120 groupes environ sur le parcours !  Je vais vous récapituler (en fin de partie !) cet Opus musical 2016 des titres que j’ai retenu.

PONT DE VERAZZANO-NARROWS :

On s’élance…La montée nous met tout de suite dans la bain, pour plus de 2 miles environs. Il fait un temps superbe, la vue est dégagée.

Nous voici sur le pont sur le côté droit à ciel ouvert, avec Jérôme et Laurent. On aperçoit au loin, la skyline de Manhattan, MA-GNI-FIQUE comme dit la présentatrice Brésilienne de M6 Christina Cordula. En portée de mains un vol stationnaire se trouve l’hélicoptère NYPD les gars à l’intérieur pouces levés nous encouragent. En contre bas sur le New York Harbor, deux Fire Boat, FDNY de chaque côté nous  produisent un fantastique geyser avec leurs «Water-Cannons».

Le peloton s’effiloche très vite pour permettre à tous de prendre ses distances et de courir à son rythme.  Après plus de 2 « miles » (2,5km), une légère descente fin du pont, nous pénétrons dans…

BROOKLYN : deuxième borough traversé par la «marathon route»

Une Pom-Pom girl nous annonce «WELCOME TO BROOKLYN»

L’ambiance est chaude je reconnais la chanson des Pointers Sisters ! coup de frisson. Nous n’en revenons pas et échangeons quelques mots entre nous pour se dire que ce que nous vivons à cet instants est hallucinant ! Nous  poursuivons notre balade, qui nous sert d’échauffement. Notre début de course n’est pas compliqué et restons en formation à trois pendant ces premiers «miles». Nous sommes subjugué par ce public enthousiaste et m’amuse avec lui en tapant dans les mains ce qui fait que dans ce moment euphorique je perds Laurent et Jérôme dommage je ne les reverrai qu’a l’hôtel.

Peu après arrive la jonction des 3 vagues ! un long serpent de «doux dingues runners».

Quel peuple mes amis. Nous sommes accueillis par un quatuor de cornemuses, digne d’un «bagad» que nos «Celtes» Alréens Emmanuelle et Yannick ont apprécié !

1er ravitaillement je m’arrête j’utilise mes dosettes de sucre en poudre, un verre d’eau il en sera ainsi tous les 4 Miles.

Chacun d’entre nous avance et se conditionne par une pensée positive. Notre stratégie courir comme à l’entraînement. On prends les miles les uns après les autres et désormais on gère son allure.

KM5

Nous sommes dans la Fouth avenue théoriquement au Mile 8 «Lafayette Avenue» on doit se regrouper pour partager «la Marathon Route ensemble» personne ! Normal la consigne est claire soit on est présent ou pas. Un groupe de street  dance et hip hop sur la scène offre une belle réplique de leur art sur la musique des «Twenty One Pilots».

KM10 un léger regard sur la montre, OK c’est comme à l’entraînement se sera idem pour le KM15.

Je m’étais préparer un stickers avec mon Prénom, le drapeau tricolore et I love NY, ça eu son effet puis qu’un fan me l’a arraché.

Nous avançons dans le quartier sud de Williamsburg : un quartier où l’ambiance est  soi-disant glauque. Bien au contraire tout y est public, musique où un DJ mixe sur la bande original de « Pirates des Caraïbes».

QUEENS : > KM20 : Arrivée dans le Queens pour le 3ème borough traversé. Non sans toutefois attaquer au second pont célèbre « Le Pulaski Bridge » non qu’il soit particulièrement remarquable, mais il marque le passage du KM21,1 semi-marathon et le verdict de la mi-course. Sa côte devient néanmoins casse-pattes. Pour nous, la sentence est claire pour notre objectif, trop vite, trop lent ou dans le coup nous scrutons notre chrono et projetons pour le temps final ! Les sensations sont toujours au rendez-vous.

Là je retrouve Dominique, Bruno, Xavier et Gaëtan sa first lady Marie-Noëlle (Nono), nos sourires s’illuminent, je partage un bout de route avec eux où nono telle une stakhanoviste reste sur un rythme, Xavier le «sage» et Bruno sur le même tempo, avec Gaëtan nous avons une très profonde accolade avec une certaine émotion où apparaît une rétrospective de notre amitié !

On est pris par l’ambiance dans le Queens côté musique on a droit à une reprise de Dire Straits.

KM25 On fait des circonvolutions pour se rapprocher petit à petit. On a hâte aussi d’y faire face et de s’y engouffrer pas de brouhaha du public dommage, on est presque dans un tunnel. Cette bête d’acier c’est le Queensboro Bridge qui nous emmènera à Manhattan. P—-n ! il est long le bougre, ça monte. On aperçoit les premières séquelles de certains concurrents, on s’encourage mutuellement pour ne pas le subir !

On entrevoit la fin, une descente, un virage sec et on rentre dans Manhattan. On attaque la First avenue, un grand coup de «booster» avec ce public en effervescence, Gaëtan effectue des rétro running (course en arrière) pour immortalisé le moment, je suis avec eux jusqu’au KM30 accompagné par la musique tonitruante «Born To Be Wild» du film «EASY RIDER», puis arrive une légère défaillance.

Est-ce le fameux «The Wall» que connaissent ou on connu les marathoniens et coureurs de fond ? J’ai d’abord un parpaing jambe droite, je ralentis voir marche un mile puis arrive un 2ieme parpaing jambe gauche, puis les pantoufles en béton, pour moi je bannis ce mot Alias le «MUR». La douleur est mon amie !

Chers amis lecteurs connaisseurs ou néophyte, sachez qu’entre le 30ieme et le 37ieme vous pouvez connaître une défaillance physique et bien savez vous ce que l’on met en place quand nous sommes dans l’isolement et la souffrance même si on est en groupe ?

Je vous explique vite fait, d’abord arrive un aspect négatif, dois-je abandonner, qu’est que je fais là, (oui mais qu’est que l’on ferait si on était chez nous) il faut être C-n pour être ici, c’est pas pour moi ce truc ou on serait mieux à siroter une bonne «gueuse» et on peut regretter nos longues marches en amont dans New-York les jours précédents ? STOP

Mais non que diable surtout ne pas regretter ces instants on est venu pour voir New York, sentir New York, vivre New York, courir New York, chanter New York, on n’allait pas moisir dans ce bel hôtel, on comptait bien profiter de tous les attraits de cette ville. En quelque sorte il faut exorciser de son cerveau ces aspects négatifs, se dire que c’est unique, on ferme les yeux quelques instants. C’est reparti, certains pensent à leurs enfants, son conjoint, conjointe, un proche, un ami un parent disparu, en regardant le ciel, un aire musical, une chanson, une action sportive, moi j’ai chanté (le refrain des NY Rangers lorsque ils claquent un but à la patinoire).

Il faut continuer pour connaître cette douce euphorie enivrante à l’arrivée source d’émotions et de joie ! De là à définir qu’elle est la part du physique et du psychologique là-dedans ?

De toute façon c’est MAINTENANT que commence LE Marathon.

Donc je me mets en situation à l’ancienne ! mode tracteur, petites foulées, lever légèrement les genoux, bras souples. Quand tu as passé le trentième tu te dit il faut finir ! marcher ou courir voir les 2 en alternances mais FINIR ! Pas mourir non plus quand même, c’est une fête ! En groupe il y a les encouragements en plus, de toute façon tu es porté par le public, pour moi j’ai choisi d’utiliser le mile en référence car plus simple à compter ! Il reste 2 ponts à franchir ! Allez je me lâche.

Comme dit CORNEILLE dans LE CID :

«A vaincre sans péril on triomphe sans gloire»

Fin de la 1ère avenue et arrivée par une petite boucle est place à…

L’ENTRÉE DANS LE BRONX : le 5ème et dernier borough New-Yorkais.

Nous sommes accueillis par un groupe avec un single de bob MARLEY ! Puis un peu plus loin, nouveau single de James-Brown «I Feel Good» au vu de mon niveau en anglais je reprends le refrain en yaourt.

Avant dernier pont et obstacle de ce marathon. C’est le Willis Avenue Bridge qui relie Manhattan au Bronx, légèrement bombé pour lequel l’architecte n’a pas vraiment pensé à nous ménager. La traversée du Bronx nous impose des virages mais on se retrouve finalement assez vite au pied du dernier pont. le Madison Avenue Bridge.

Je ne rate plus un ravitaillement. Nous ressortons du Bronx après un petit tour dans les rues tortueuses qui me semblent une éternité, avec comme perspective le retour sur le chemin de Manhattan. Hey je connais cette mélodie une belle reprise Simon and Garfunkel : Mrs Robinson.

RETOUR A  MANHATTAN

Comme certains d’entre nous seul ou en groupe sur la «marathon route» avant de conclure c’est 2 derniers chapitres voici a mes yeux : NOS ,VOTRE, MON ressenti en employant «JE» comme au début du texte je me permets d’écrire en votre Nom.

C’est la Cinquième Avenue sur la même distance que la ligne droite de la 1ère avenue.

KM35 :  la traversée d’Harlem. Spanish Harlem.

La population toujours présente hurle des slogans nous porte et nous supporte en Espagnol, accompagné par des percussions provenant des caraïbes, puis plus loin de la salsa.

Cette fois j’ai la satisfaction de ne pas encore trop piocher je m’aperçois que je me mets à doubler. C’est surprenant mais cette sensation me donne de l’énergie, je me vois même faire du slalom de coureurs à une ou deux reprises. J’avance aux sensations ! Cette euphorie est éphémère !

Entre le 22/ 23/24ieme Miles :

Autour de moi manifestement les coureurs décelèrent, beaucoup de coureurs touchent à leurs limites, comme eux  je suis dans le dur.

Je serre les dents, cette fois  les jambes commencent à se raidir et je crains la sanction d’un moment à l’autre. S’arrêter signifierait sans doute ne jamais repartir. J’avance au feeling. Un petit  moment de musique un ensemble philharmonique reprend le générique de «Star Wars».

Entrée dans…

CENTRAL PARK…PROCHE DU “THE END”

Il est vallonné et redonne un peu de légèreté à des jambes qui en ont vraiment marre aussi. Cela dit la voie est plus étroite, 3 à 4 rangées de familles complètes sont là, avec des mômes qui semblent tellement heureux lorsqu’on vient toucher leur main tendue qu’il est impossible de ne pas venir partager cette joie avec eux. C’est très très fort, le peuple New-yorkais nous pousse totalement survolté, le niveau sonore s’élève encore et hop une dose de frissons supplémentaires.

Ce passage dans le parc est vraiment agréable : multicolore en cette période automnale jonchée de feuilles couleur cuivre. La chanson de Yves Montand m’effleure l’esprit «les feuilles mortes se ramassent à la pelle». Enfin, c’est ce que l’on peut dire quand on a le temps, les ressources physiques et mentales pour admirer. Oui je sais là «je romance pour le fun».

Panneau des 40 bornes. Jje parle à voix haute, tu ne peux pas lâcher là ! Punaise Courir dans Central Park ça doit être du bonheur quand on fait un footing matinal, c’est plus compliqué après 40 bornes de courses. Je suis à présent dans la résistance pur, il me reste 2 km 195 à parcourir et les jambes deviennent plus lourdes. Je tente de maintenir l’allure mais je vois bien qu’à la montre je baisse. Même symptômes qu’au 30ieme c’est dans la tête qu’il va falloir trouver les ressources pour garder le tempo, nous sortons de Central Park en direction de Colombus Circle où j’aperçois l’obélisque.

On rentre à nouveau dans le parc, et brutalement cela devient fou, on est dans une arène : la route se rétrécit, les mains des spectateurs se tendent de nouveau, cça crie, ça hurle, la foule nous transporte véritablement…allez, quelques mains touchées pour partager encore une dose d’émotion. La course approche de son terme. Je passe sous la banderole 25 miles, des 26 miles.

800 yards to go celle qui indique 400 yards to go et ensuite ! J’y suis presque. Cela me donne un gros coup de «Fouet» pour le finish. Je vois un panneau qui indique 300 yards, mais je me souviens que 100 yards plus de 90m donc 300 yards pour moi moins de 300m!. Il ne reste plus grand chose. Je me dis que je vais retrouver le tapis rouge des 195 derniers mètres du Médoc, non ? tant pis!

Ça y est je vois au loin l’arche d’arrivée qui est au bout d’un faux plat. On termine donc sur une dernière montée avant de franchir l’arrivée, la délivrance. On soigne la tenue, photo oblige. Pour ceux qui sont en groupe on se resserre, main dans la main, on prépare la dernière chorégraphie.

L’arrivée est là à portée de mains, 10 foulées, je sais juste que je vais finir en moins de (3h15, 3H30,3H,45, moins de 4H, 4HH15,4H30, 5H ,6H d’efforts) ce qui était inespéré. Je ressens tellement d’émotion que j’en ai la gorge qui se resserre et manque de m’étouffer. Je ne veux pas voir ma montre, non pas tout de suite, j’ai juste envie de savourer le moment où je vais franchir la ligne, seul ou en groupe la sensation est IDEM n’est ce pas ?

Les bras aux ciel chacun d’entre nous avec sa propre pensée, sa propre histoire, enfin on arrête  le chrono ! C ‘EST FAIT !!!!!!!!!! Cet instant mémorable valait bien les litres de sueur versés et les sacrifices endurés avant le jour J.

On rentre dans «La CASTE NOUS SOMMES DES FINISHERS» !

On ajoute une Nouvelle ligne sur notre «Curriculum Runners» On vient de réaliser un «Trilling Event»

Flashback du Marathon du Médoc 2014 : Mais le plus prenant reste encore ce concentré de vie, révélateur de sentiments et flot d’émotions, qui se côtoient s’entrechoquent. On a beau s’y attendre, cela fait toujours le même effet. Peine, douleur, solitude, tristesse, amour, haine, stress et euphorie. On est pris au ventre. Comment rester insensible face aux embrassades fraternelles n’est ce pas Tony et Christian, Laurent et Thierry ? Devant des visages qui laissent exploser une joie incommensurable. Certains sont allés au bout de leur souffrance, ils s’écroulent, vomissent, sont perclus de crampes, d’autres fondent en larmes. Et puis il y a les cris, les extases, chacun avec sa propre histoire, grand moment de communion  les «selfies», les «checks» ne sont pas en reste.Comme pour ceux arrivés en groupe : Tony, Christian, Nico, Nicolas /Gaëtan, Nono, Bruno, Xavier / Les Champenois et champenoises avec des bulles dans la tête : Nicolas, Isabelle, Florence, Emmanuel en duo Frédéric et Juliette en solo : Steve, Yorick, Dominique, Pierrot, Jérôme, Laurent, Thierry, Seb, Yasmina, Emmanuelle, les 2 Yannick, Hassiba, Lhadi, François et votre humble serviteur «Le kenyan-Blanc».

Malgré cela j’ai une très très forte pensée pour notre ami champenois Dominique suite à des douleurs violentes a abandonner, on l’invite pour le Médoc 2017 et il retournera pour une revanche à New-York. Fin de « La MarathonRoute ».

On reçoit une couverture de survie en alu, je marche lentement. Puis tu obtiens «ton Mini-Graal» la fameuse médaille au logo NYC 2016 avec l’inscription des noms des 5 boroughs, enfin le superbe poncho épais, photo devant le mur approprié, pas de tables de fruits, raisins secs…mais des sacs individuels avec des boissons et une pomme. Retour à l’hôtel 2 km environ. FIN DE CET EPISODE, la suite pour la « 3ieme Mi-temps ».

Le Kenyan-Blanc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *